Le Gypaète Barbu

 

Après avoir décharné le cadavre, les rapaces délaissent les restes, au plus grand profit du gypaète. Incapable de dépecer ou de trancher les chairs, il est en revanche tout à fait adapté pour consommer les os longs des mammifères et même les sabots des ongulès. Nullement pressé d' exploiter les squelettes en l' absence de concurrents directs, ce vautour peut attendre plusieurs mois et même un an avant de s' en occuper.

Comme il ne peut avaler en entier les os de certains grands animaux, le gypaète a trouvé au cours de l' évolution une technique pour les briser. Le comportement de "cassage" a sans doute été découvert par hasard et affiné progressivement. L' oiseau laisse tomber sur des cibles dont la sélection répond à des critères bien précis : ce sont des plaques rocheuses d' environ 30 m2 situées dans un couloir d' avalanches ou parmi des éboulis et entourées d' une zone sans neige.

Avant de prendre son envol face au vide, le gypaète nettoie méticuleusement son os, qui peut peser jusqu'au 2,5 kg. Cette préparation, qui améliore la pénétration de l' os dans l' air, accroît donc la vitesse et augmente l' efficacité de l' impact sur la roche puisque les cartilages et les tendons qui auraient pu amortir la chute ont été enlevés. Malgré cette technique perfectionnée et la précision du lâcher, le charognard ne réussit à casser un os long de brebis du premier coup qu 'une fois sur 5; la plupart du temps, il doit donc faire plusieurs tentatives, l' os se fracturant peu à peu. A chaque choc, de petites parcelles comestibles se libèrent, encourageant l' oiseau à persévérer.

Le gypaète lâche son os à une hauteur variant entre 30 m et 50 m, puis il descend en vrille et le survole en rase-mottes.

 

 

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